Je choisis le jeu que me propose mon autre je dans cet espace de création ou de ré-création...
mercredi 4 janvier 2012
Le travail ce n'est plus la santé
Est-ce trop demander d'avoir un travail ?
Le travail est structurant. En échange d'une tâche, le travailleur reçoit un salaire. Le travail rythme la vie, mais surtout il contribue à avoir une place dans la société. Avoir un travail c'est être reconnu, pas de travail, pas reconnu, ni même connu, devenir inconnu.
Est-ce trop demander d'avoir une place dans la société ?
Notre système est devenu tellement financier que la valeur d'une personne est avant tout fonction de son travail. Pas de travail, pas de fonction, être une charge, devenir inutile.
Est-ce trop demander de prendre le temps de respirer ?
Le travail compresse, assèche, distribue, sélectionne. Le stress est présent à tous les étages et touche tout le monde du gardien de nuit au cadre sup. Il n'y a plus de responsable en haut puisque l'économie est irréelle, alors le stress se dilue comme une marée noire sur la plage. Pas le temps de souffler, compenser, devenir zombie.
Je vois des personnes en chute libre parce qu'elles sont sans emploi. Cette non reconnaissance au sein de la société les renvoie à leur histoire personnelle. La non reconnaissance devient un manque de reconnaissance. D'abord extérieur, le manque devient intérieur, parce que le doute, la fragilité s'installent. Je vois aussi des personnes tellement stressées par leur travail qu'elles ne se rendent même plus compte de l'état dans lequel elles sont. Arc tendu à l'extrême, le corps risque de lâcher à n'importe quel moment. Pour certains, la peur d'être confronté au marché du travail est plus forte que perdre la santé.
Dans les deux cas, le travail est une souffrance. Souvent les personnes compensent avec une ou plusieurs addictions.
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16 commentaires:
temps ou le travail et l'absence de travail sont une souffrance - mais le partage est interdit (pas rentable)
Proverbe ardennais :
- "D'un métro-boulot-dodo dans la capitale, on revient plus déçu que farfelu..."
J'aimerais pouvoir dire que je suis passionnée par mon travail mais ce n'est pas le cas. Mon but est surtout d'y passer du temps le plus agréablement possible, de m'y amuser, d'y prendre plaisir. Mais mon addiction est ailleurs....
Je suis donc une inconnue, une isolée ... qui essaie d'être heureuse ( qui l'est plutôt ) et qui est fière de son travail de mère et d'os, mes tiques, absolument pas reconnu elle-as.
Pourtant me sens branche et reliée aux autres ...
Me reste l'aime mot mais naisse pas l'essence-ciel ! comme de trouver son propre bonheur...En ayant le choix ...
Ce nos modèles de vie actuels, dans nos sociétés riches et pressées qui ont entraîné autant d'addictions, de toutes sortes.
Qui n'est pas addict à quelque chose de nos jours ...
Je termine par ce mot que j'aime de Boris Vian ( dans Vian en verve ) :
" Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai."
Merci pour tout ce que tu poses ici, de sens, de valeurs sûres, à partager ...
zouic !
J'apprécie beaucoup votre texte Lautreje... il est vrai et tellement juste. Merci!
Belle journée.
La souffrance par le travail c'est égal à la souffrance par le chômage. Le mal-être me semblerait semblable parce qu'il procède d'une longue descente aux enfers et d'une incommensurable perte de confiance en soi.
Proverbe texan :
- "On devient plutôt cossu si l'on triche en faisant travailler les autres..."
Le travail pour se structurer, faire partie de la société? Mais quelle société? Et un travail pour la santé? J'ai travaillé dans le domaine de la santé, ce qui a tué la mienne. Et le "travail" de mère? Voire de père aujourd'hui? Je ne veux pas vous critiquer mais avec ce type de message, vous ne faites qu'enfoncer le clou pour culpabiliser ceux et celles qui décident de travailler pour les leurs.
Le travail comme moteur d'inclusion et d'exclusion, mais aussi de réalisation et pourtant, de souffrance. Jolie définition
Je me trouve dans le cas du travailleur stressé.
Je n'ai plus de rythme normal, j'ai un rythme que le boulot m'impose: une journée ou je fini à 22h et ou je peux manger à 17h et un jour après je commence à 10h pour manger à 14h.
La société nous fais croire que le travail est primordial, sinon tu n'es rien. Mais petit à petit l’être humain redeviens esclave de quelqu'un, deviens esclave de celui qui donne un os à mâcher.
Vivement une révolution que tout les travailleurs et les non travailleurs sortent tous dans la rue et fasse exploser ce système qui nous rends fou.
joli blog bien décorer et bien structurer bon continuation
Bravo pour ces mots justes. J'aurais pu les écrire, mais c'est encore mieux de les lire...
Bien sûr, il a y des moments sublimes dans le travail, participer, construire, se réaliser... Mais est-ce l'époque qui veut ça ? C'est de moins en moins une réalité...
Je me suis permus de copier ton texte, de le transmettre et de renseigner ton blog à des collègues... de travail avec qui je partage des choses ! L'envie de travailler, autrement !
autr(ement)je !
Claude
Le travail n'est pas fait pour l'homme, la preuve çà le fatigue
Coluche avait trouvé la chute. Si le travail c'était la santé, alors pourquoi il y aurait la Médecine du travail ?
Avant, je commençais à être fatiguée le mercredi, désormais c'est dès le lundi. L'horizon se rapprochait alors, celui d'avoir du temps à soi. Mais depuis, cette ligne d'horizon s'éloigne. Vivement les bottes de sept lieues...
http://corpsetame.over-blog.com/article-1564-une-tuerie-92634582.html
Je connais aussi des personnes qui sont accros au travail, pour lesquelles il est devenu leur raison de vivre car il faut prouver, tjs prouver qu'on est capable de.
La fuite en avant ne nous mènera que + vite dans la tombe.
Cordialement
Arthémisia
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