lundi 30 janvier 2012

C'est sans doute...une réflexion !

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Merci pour vos réactions à mon billet C'est sans doute.

Ainsi c'est une vraie question, peut-être même qu'elle contient d'autres interrogations, comme les poupées russes, les Matriochkas. J'ai juste l'impression que mes Matriochkas à moi sont sans fin...

Maîtriser un art pour le dépasser ... y arrive-t-on jamais un jour, même après une vie entière vouée à l'art ?

Déjà le mot maîtriser me gêne : se rendre maître de forces difficilement contrôlables, soumettre contenir par la force, se dompter soi-même.

Et puis, j'ai besoin de connaître le but, le chemin parcouru entre le pourquoi du départ et le pour quoi de l'arrivée pour comprendre. C'est très amusant ce que je viens d'écrire spontanément, car je travaille actuellement pour obtenir une certification coach et cette interrogation posée ainsi est venue enrichir la palette de nos outils.

Tout se tient en fait. Ce qui me m'interpelle en art-thérapie, c'est le chemin que la personne va emprunter avec une médiation. Parce que ce chemin est forcément logique, il est son histoire ! Il se tient, c'est à lui que la personne peut se référer pour avancer.

J'aime jouer avec le modelage, la peinture, le mandala... pendant mes loisirs. J'emploie volontairement le verbe jouer car c'est vraiment dans cette disposition que j'aborde l'activité. Cependant, parfois je laisse mes mains faire, parfois j'ai envie d'apprendre pour progresser, maîtriser une difficulté. Apprendre une technique est une tâche difficile, longue, parfois douloureuse mais Ô combien gratifiante quand le but est atteint.

Cependant,

il y a un doute en moi, je crains que la technique abime la spontanéité et que le mental reprenne le dessus gommant ainsi l'expression de l'inconscient...



Au commencement était l'émotion. 
Louis-Ferdinand Céline






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14 commentaires:

pagenas a dit…

Je crois que la technique est un moyen de faire vraiment ce qu'on veut en art comme dans tout le reste. Et faire ce qu'on veut n'est-ce pas de la spontanéité ? Quand on arrête enfin de ramer pour montrer enfin ce qu'on veut montrer.

Anonyme a dit…

On ne maîtrise sans doute jamais, mais on tend vers, tout simplement.
gballand

Anonyme a dit…

Maîtriser ? Quelle contrainte de perfection ! Mais en savoir assez pour libérer sa créativité, oui, oui, oui !
Maîtriser toutes les techniques (ou du moins un certain nombre), quelle prétention, et quelle enfermement : autant se cantoner à ne faire qu'un métier ! Et renoncer à la curiosité des autres !
Je pense aux improvisations, en jazz... avec ou sans maîtrise du solfège, que de créativité grâce à la passion, la pratique et la passion des musiciens !
Un peu de technique, beaucoup d'amour, et une envie forte d'exprimer son être au monde, et de partager...
Voici ma petite réflexion du matin, juste avant de partir gribouiller à mon atelier d'écriture ! Et si j'y fais quelques fautes d'orthographen ou va dire que ce seront des lapsus crétifs !
Bonne journée à tous
Claude

Dominique Hasselmann a dit…

Un minimum de technique s'impose : c'est comme si l'on écrivait sans connaître les rudiments de la grammaire et de l'orthographe.

Ensuite, il suffit de jouer à partir de ces quelques règles et c'est l'imagination, l'invention, la créativité qui prendra le dessus, fera disparaître (ou s'estomper) les règles apprises : seul l'art restera, et ce sera bien.

Chri a dit…

Keith Jarrett: Köln concert.
Une improvisation qui ne peut pas être possible sans la technique... Du moins je le crois.

Jack Maudelaire a dit…

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Bonjour,

Personnellement, je laisse les mots jouer avec ma plume. Ainsi, je n'ai pas à imaginer ceux qu'ils vont me dire, je les laisse écrire l'expression de mon inconscient. Ensuite, je vois...

Intéressant, avec toute ma sympathie, Jack le poétiste.

JEA a dit…

Céline : et à la fin reste l'abjection !!!

versus a dit…

L' écriture, de cire ou de son?
http://www.youtube.com/watch?v=gZo3cUtZNG4&feature=related

Pastelle a dit…

Au commencement est l'émotion.
Et pour qu'au final reste l'émotion, il faut passer par la technique.
Et plus la technique devient intégrée, naturelle, moins on a à s'en préoccuper, elle n'est en aucun cas un maître, mais un outil au service de tes yeux et de ton émotion.

Le Journal de Chrys a dit…

On dit souvent qu'il faut maîtriser la technique pour exprimer au mieux l'émotion.

Je crois que la technique aura toujours des limites et que l'émotion a une part indicible, mystérieuse, qu'on tend à exprimer quelque chose mais y parvient-on vraiment, vraiment au plus profond.... ou s'en convainc-t-on?

Je ne sais pas.

Maïté/ Aliénor a dit…

Le mot technique est un mot qui me bloque.

De mon point de vue les connaissances doivent être suffisamment intériorisées pour que l'expression soit naturelle, qu'elle devienne la nature même de l'individu.Mais les connaissances doivent répondre à des résolutions problèmes afin d'optimiser la spontanéité en retour.
J'ai la même crainte que toi, exprimée dans ta conclusion.

Denise a dit…

Lautreje, j'aime ton billet qui donne à réfléchir!
En ce qui me concerne, la spontanéité prime avant la technique. C'est ainsi que je fonctionne mais je reconnais que la technique compte aussi ;)
Le coeur sait aussi s'exprimer.
Mes amitiés

Gérard Méry a dit…

Créer c'est vivre pleinement. J'ai les mêmes matriochkas achetées en 85 à Moscou

caro_carito a dit…

Je crois que c'est comme pour la pensée. Connaître ses classiques permet d'aller au-delà de eux. Lire, lire, lire et prendre, copier, s'nspirer et un jour s'envoler (timidement)